Une ordonnance récemment déclassifiée montre pourquoi Apple a peu de patience pour les allégations de Fintiv au Texas. Après sept ans de contentieux, Fintiv n’a pas pu fournir la moindre preuve que Apple Pay ou Apple Wallet utilisent le type de « widget » décrit dans son brevet. Cette découverte explique le retrait abrupt de l’entreprise au Texas et présage mal de sa dernière tentative de tirer profit d’Apple Pay en Géorgie.

Pourquoi les accusations de Fintiv au Texas s’effondrent

Le juge Alan Albright, responsable d’un des bureaux de brevets les plus actifs des États-Unis dans le district ouest du Texas, a accordé à Apple un jugement sommaire de non-contrefaçon sur les principales revendications que Fintiv poursuivait encore.

Le dernier avis, désormais déclassifié, se résume à ceci : Fintiv a continué à insister sur le fait qu’Apple Pay contenait un « widget », mais lorsqu’il a été interrogé, l’entreprise et son expert n’ont pas pu identifier ce que ce widget était censé être.

Au mieux, ils ont mentionné des images de cartes et des métadonnées en les qualifiant de « logiciels ». La cour n’a pas été convaincue. Albright a conclu que les serveurs d’Apple ne constituaient pas des « composants de gestion de widget » et que Wallet et Apple Pay n’étaient pas des « applications de portefeuille mobile configurées pour stocker un widget ». Sur cette base, les autres revendications de Fintiv se sont effondrées.

Fintiv se tourne vers la Géorgie après sa défaite au Texas

Moins d’une semaine plus tard, Fintiv a réapparu, cette fois en Géorgie. Le nouveau cas abandonne la contrefaçon de brevet au profit du vol de secrets commerciaux et du racket, mais l’histoire semble familière.

Depuis des années, Fintiv soutient qu’Apple Pay repose sur sa propriété intellectuelle. Or, un juge dans l’un des tribunaux les plus compétents en matière de brevets du pays a clairement indiqué pourquoi ces arguments n’ont pas fonctionné.

Dans une déclaration faite plus tôt ce mois-ci, Apple a souligné que « le tribunal a systématiquement rejeté les revendications de Fintiv ». Cette décision est l’exemple le plus détaillé de ce rejet et explique pourquoi le conflit s’est déplacé du Texas vers un nouveau tribunal.

Fintiv a passé sept ans à poursuivre un widget qu’elle n’a jamais réussi à identifier. Désormais, elle souhaite convaincre un nouveau tribunal qu’Apple a réellement volé des secrets commerciaux. Quel que soit l’issue du prochain procès, l’ordonnance récemment déclassifiée ne fait pas de faveur au dossier de Fintiv en Géorgie.

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