John Gruber, Siri, Apple

L’observateur influent d’Apple, John Gruber, réputé pour son regard souvent bienveillant envers l’entreprise, a surpris en lançant une attaque virulente contre Apple. Il accuse la marque de tromperie concernant les fonctionnalités annoncées mais non existantes de Siri, arguant d’un Apple en « désordre, sinon en crise ».

Les raisons de la colère de Gruber

Apple a récemment dû admettre que le déploiement de trois fonctionnalités majeures de Siri prendra plus de temps que prévu, sans donner d’explications ni de nouvelle date de livraison. Ces fonctionnalités sont censées rendre Siri véritablement intelligent :

  • Contexte personnel (comprendre des questions comme « Quand l’avion de ma mère atterrit-il ? »)
  • Conscience de l’écran (par exemple, « Ajoute cette adresse à son dossier de contact »)
  • Actions dans les applications (par exemple, « Rends cette photo éclatante, et ajoute-la à ma note Miami 2025 »)

L’entreprise avait pourtant utilisé ces fonctionnalités dans une publicité pour l’iPhone 16, retirée discrètement depuis, mais continue de les promouvoir sur son site avec de nouveaux disclaimers.

L’argumentation de Gruber

Gruber affirme que la réalité de ces déclarations produit peut être évaluée selon une échelle en quatre points : démontrée mais inaccessible au public, mise en démonstration sous conditions contrôlées, versions bêta accessibles, et fonctionnalités déjà disponibles. Les fonctionnalités de Siri mentionnées n’en atteignent même pas ce premier niveau, ce qu’il qualifie de « vaporware ».

Il souligne que si ces fonctions existaient réellement dans un état avancé, Apple aurait pu en faire la démonstration lors de l’annonce du retard. Or, cela n’a pas eu lieu. « Il s’agit là d’un scénario que certains employés d’Apple savaient probablement non véridique, s’engageant malgré tout sur cette voie », commente Gruber.

Bien que certaines sociétés n’hésitent pas à faire des annonces exagérées sur leurs produits d’IA, John Gruber ne s’attendait pas à voir Apple suivre cette voie. Selon lui, alors que les précédents échecs comme l’AirPower étaient rares, la confiance dans les annonces d’Apple va dorénavant s’en trouver largement érodée.

Le futur d’Apple en question

Gruber soutient que si le PDG Tim Cook n’adopte pas une approche radicale pour y remédier, comme Steve Jobs l’aurait fait dans le passé, Apple pourrait être bien mal en point. « Une culture de l’excellence et de l’intégrité ne peut tolérer la médiocrité, les excuses ou les tromperies », conclut-il.

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