
Selon Nikkei Asia, bien qu’Apple semble moins exposé à des perturbations potentielles liées aux exportations d’Inde, les expéditions passant par les hubs commerciaux du Moyen-Orient pourraient connaître des baisses significatives dans les semaines à venir. Voici les détails.
Une préparation améliorée face aux disruptions
Au cours de l’année écoulée, l’Inde est devenue l’une des principales alternatives d’Apple pour diversifier sa production, afin de réduire sa dépendance envers la Chine. Cette évolution coïncide également avec les efforts du gouvernement indien pour positionner le pays en tant que hub de fabrication mondial, illustrant une hausse des exportations alors que les grandes marques intensifient l’assemblage local et les envois à l’étranger.
D’après des données officielles, l’Inde a exporté environ 11 milliards de dollars de téléphones mobiles au cours du premier semestre de l’exercice fiscal débuté en avril 2025, soit une augmentation d’environ 55 % par rapport à l’année précédente.
Des risques liés à la guerre en Iran
Cependant, la guerre en Iran menace de nuire à cette dynamique. Les analystes préviennent que les exportations de smartphones pourraient chuter dans les semaines à venir, notamment dans les canaux dépendant des hubs commerciaux régionaux, comme les Émirats arabes unis. Certains ont ajouté que les envois réalisés par des commerçants de petite et moyenne taille étaient plus affectés que ceux des grandes marques bien établies.
Apple, grâce à sa taille et à ses stratégies d’expédition, est considérée comme une marque moins vulnérable à ces disruptions en réacheminant ses expéditions. Cependant, le chaos dans la région pourrait ralentir de manière significative les exportations de smartphones en provenance d’Inde, potentiellement de 22 % à 25 % dans les semaines à venir si la crise s’aggrave.
Une demande maintenue malgré les tensions
Un point positif néanmoins : malgré les perturbations, la demande n’a pas encore été impactée. Comme l’indique Nikkei Asia, jusqu’à présent, l’impact se ressent plus au niveau de la logistique, tandis que la demande reste relativement résiliente. En conséquence, les entreprises choisissent temporairement d’autres routes directs au lieu de passer par des hubs tels que Dubaï et Doha.
Toutefois, tant que les perturbations des hubs clés au Moyen-Orient persistent, les flux d’exportation devraient continuer à être volatils dans les semaines à venir.








