
Le soutien de la Cour suprême des États-Unis à la décision dans l’affaire Apple contre Epic Games révèle une série de comportements pour le moins contestables de la part du géant technologique.
La juge en charge de l’affaire a confirmé que Apple a ignoré sa décision et a reconnu qu’un cadre supérieur de la société, le VP des finances, Alex Roman, a menti sous serment. Ce mensonge a conduit à une referral pour poursuites criminelles.
Une situation incroyable
Apple a choisi de défier la décision de la Cour qui a souligné que, bien que la société n’était pas considérée comme un monopole, elle devait permettre à Epic Games d’effectuer des ventes in-app sans prélever de commission. Au lieu d’accepter cette première défaite, Apple a décidé de maintenir sa commission de 30%, ce qui a entraîné un retour au tribunal pour contester leur bonne foi.
La juge dénonce les mensonges d’Apple
La juge Yvonne Gonzalez Rogers a ainsi mené une enquête sur les actes d’Apple et a découvert que le niveau de mensonge était sérieux. Dans une ordonnance de 80 pages, elle conclut qu’Apple a délibérément cherché à subvertir l’intention de son jugement, et a même démontré qu’Alex Roman a produit plusieurs mensonges dans le cadre de son témoignage.
Les déclarations de Roman, qui affirmaient qu’Apple n’avait pas anticipé le montant des commissions jusqu’à une date ultérieure, ont été discréditées par des documents internes prouvant le contraire.
Un avenir incertain pour Apple
Face à cette situation critique, Apple se retrouve désormais confronté à trois choix : respecter entièrement le jugement, tenter de négocier un compromis ou faire appel. Si la première option semble être la plus raisonnable, la société est confrontée à la crainte que d’autres poursuites criminelles puissent suivre. Ce qui aurait pu être une simple défaite civile pourrait bien se transformer en une détérioration de la réputation d’Apple.








