
Apple se trouve à un carrefour majeur dans le domaine de l’intelligence artificielle, avec une opportunité potentielle à saisir lors d’une transaction multibillionnaire. Si Mira Murati, fondatrice de la startup Thinking Machines Lab, parvient à commercialiser l’IA, à corriger enfin Siri et à générer de nouvelles sources de revenus pour Apple, elle pourrait bien devenir un jour candidate au poste de PDG d’Apple.
Une position floue dans la course à l’IA
La stratégie d’Apple en matière d’intelligence artificielle est plutôt indéfinie. L’entreprise adopte une approche hybride, servant de plateforme pour des produits d’IA avancés tout en développant ses propres fonctionnalités d’IA dans sa suite Apple Intelligence. Apple pourrait facturer un loyer aux fournisseurs d’IA souhaitant utiliser ses appareils, mais sa stratégie actuelle ne comprend pas le développement de technologies d’IA à vendre aux entreprises ou aux consommateurs.
Apple excelle généralement en se concentrant sur ses points forts, mais rien n’empêche une entreprise aussi intégrale à l’informatique qu’Apple de développer des solutions d’IA qui séduisent des clients soucieux de leur vie privée, tant dans le milieu professionnel que dans l’éducation.
Thinking Machines Lab et ses talents
Bien qu’OpenAI, la société derrière ChatGPT, ne soit pas à vendre, le dysfonctionnement du leadership précoce d’OpenAI a ouvert la porte à l’acquisition de talents d’exception. Mira Murati, l’une des fondatrices d’OpenAI, a récemment lancé sa startup, Thinking Machines Lab, qui abrite des experts de plusieurs grandes firmes d’IA, et se concentre sur la création de modèles et produits multimodaux d’IA accessibles.
Citant ma chronique Neural du 27 février 2025 :
« Alors qu’OpenAI continue d’avancer, d’anciens acteurs clés d’OpenAI ont fondé de nouvelles startups en levant des fonds et en développant de nouveaux outils d’IA. »
Thinking Machines Lab se distingue par un accent mis sur la collaboration homme-IA, en développant des systèmes multimodaux qui travaillent en symbiose avec les utilisateurs.
Les implications d’une acquisition par Apple
Le coût d’acquisition de Thinking Machines Lab pourrait dépasser les 20 milliards de dollars pour Apple. Qu’est-ce qu’Apple gagnerait avec ce potentiel plus grand investissement jamais réalisé ?
- Mira Murati et son équipe apporteraient à Apple des recherches uniques en IA et des experts de premier plan en IA moderne.
- Son équipe serait ainsi indisponible pour Google, Meta, Samsung, et d’autres acheteurs potentiels.
- Si l’IA est amenée à devenir essentielle à l’avenir de l’informatique, Murati pourrait potentiellement conduire Apple vers un modèle d’entreprise centré sur l’IA.
Siri : le défi à relever
Chacun espère que la récente réorganisation d’Apple permettra d’améliorer Siri. Mike Rockwell, connu pour sa capacité à résoudre des problèmes complexes, est chargé de rendre Siri plus fiable. Cependant, le défi principal demeure : Apple doit non seulement corriger le fonctionnement de Siri, mais également développer de nouvelles fonctionnalités enrichies en intégrant des solutions basées sur l’IA.
Le futur d’Apple face à l’IA
Apple doit faire face à un dilemme : la nécessité de s’aligner sur la concurrence d’OpenAI, Anthropic, et autres, qui occupent des positions dominantes dans le domaine de l’IA. L’entreprise pourrait choisir d’embrasser les fournisseurs d’IA tiers, mais ses intégrations limitées de technologies comme ChatGPT montrent que sa stratégie doit être repensée.
Si Apple envisage d’acheter une startup pour bâtir son avenir dans l’IA, Thinking Machines Lab pourrait bien représenter cette fondation. En permettant à Murati de se concentrer sur l’avenir, Apple pourrait se positionner comme un pionnier de l’intelligence artificielle, au lieu de rester en retrait et de dépendre d’autres solutions.








