Apple conteste la direction prise par la Competition and Markets Authority au Royaume-Uni sur l’App Store. Dans sa soumission formelle à la consultation de juillet 2026, l’entreprise estime que les propositions de la CMA iraient au-delà d’un simple contrôle concurrentiel et toucheraient directement à sa capacité de fixer ses conditions commerciales.

Selon Apple, l’approche envisagée au Royaume-Uni reprend en partie une logique déjà vue en Europe, mais avec un cadre qui encadrerait non seulement les prix, mais aussi les produits et services sur lesquels une commission peut être prélevée. Le groupe décrit cette perspective comme une intervention « highly intrusive » dans la manière dont il exploite l’App Store.

Apple défend son modèle économique

Dans son argumentaire, Apple met en avant le poids économique de son écosystème. L’entreprise affirme que l’App Store a facilité plus de 60 milliards de dollars d’activité au Royaume-Uni en 2025. Elle ajoute qu’elle ne voit pas d’éléments montrant que les changements proposés feraient baisser les prix pour les utilisateurs.

Le régulateur britannique n’a pas commenté cette réponse. Au lancement de la consultation, Will Hayter, directeur exécutif de la CMA, avait toutefois posé la ligne de l’autorité : Apple et Google peuvent être rémunérés pour les services qu’ils fournissent, mais les frais appliqués doivent, selon lui, être justifiés par un cadre solide fondé sur les preuves, avec une référence au coût et à la valeur des services.

Pour la CMA, le principe de frais n’est donc pas rejeté, mais leur niveau pourrait être davantage encadré.

Les commissions ne sont pas le seul sujet

Les pistes étudiées par la CMA ne se limitent pas à la tarification de l’App Store. La consultation inclut aussi l’ouverture du NFC de l’iPhone à des solutions concurrentes d’Apple Wallet. En revanche, on ne sait pas précisément quelle position Apple a détaillée sur ce point dans sa réponse formelle.

Le calendrier reste lui aussi imprécis. La consultation s’est terminée en juillet 2026, sans feuille de route publique détaillant les prochaines étapes. Fin 2025, la CMA avait publié un planning allant jusqu’à la clôture de cette consultation, avec la promesse d’une mise à jour au premier semestre 2026.

Ce que ça change

Ce dossier montre que la pression réglementaire sur l’App Store ne se limite plus à l’Union européenne. Le Royaume-Uni explore à son tour des leviers qui pourraient peser sur les commissions, l’accès à certaines fonctions de l’iPhone et l’organisation même des services d’Apple.

Pour les utilisateurs, rien ne change immédiatement à ce stade : il s’agit encore de propositions étudiées par la CMA. Pour Apple et les développeurs, le point clé sera de voir si le marché britannique bascule vers un cadre plus strict, avec des règles proches de celles déjà imposées ailleurs.

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Source : Apple — soumission formelle à la CMA (consultation App Store, juillet 2026)

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