
Goldman Sachs a relevé le 27 juillet son objectif de cours sur Apple, de 340 à 370 dollars, à l’approche de la prochaine publication trimestrielle. Dans sa note aux investisseurs, la banque anticipe un troisième trimestre robuste, avec une croissance tirée en priorité par l’iPhone malgré des hausses de prix sur le matériel.
D’après les estimations de Goldman Sachs, Apple pourrait publier 110,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le trimestre, soit une progression de 17 % sur un an. La banque voit l’iPhone rester au cœur de cette hausse, avec 54,8 milliards de dollars de revenus attendus, en hausse de 23 %.
L’iPhone resterait le principal moteur
Toujours selon Goldman Sachs, cette progression de l’iPhone viendrait à la fois d’une hausse des volumes et d’un prix de vente moyen en augmentation de 7 % sur un an. La banque estime qu’Apple continue de bien résister sur le terrain du matériel, même si le marché a mal perçu les relèvements tarifaires liés à la crise de la mémoire.
La note avance aussi l’idée d’une clientèle Apple relativement peu sensible aux prix, portée par la fidélité à la marque. Goldman Sachs cite également les lancements de produits d’entrée de gamme, comme l’iPhone 17e et le MacBook Neo, parmi les éléments favorables à l’image de l’offre grand public.
Des prévisions en hausse sur presque toutes les activités
Dans le détail, Goldman Sachs table sur 6,83 milliards de dollars pour l’iPad, soit +4 % sur un an, 9,28 milliards pour le Mac, en hausse de 15 %, et 7,79 milliards pour la catégorie Wearables, Home and Accessories, en progression de 5 %. Les services sont eux aussi attendus en hausse, à 31,4 milliards de dollars, soit +15 %.
La banque souligne toutefois un point de vigilance : l’App Store montrerait un ralentissement. Elle estime néanmoins que d’autres leviers liés au matériel, notamment iCloud+ et AppleCare+, pourraient compenser cette faiblesse dans les services.
Goldman Sachs ajoute qu’Apple a mieux tenu que d’autres valeurs depuis le deuxième trimestre, dans un contexte de rotation des investisseurs hors des sociétés liées aux infrastructures IA. La note rappelle aussi les risques habituels : un recul de la demande, des tensions sur la chaîne d’approvisionnement, la concurrence et la pression réglementaire, aux États-Unis comme à l’international.
Ce que ça change
Le message de Goldman Sachs est clair : pour le marché, Apple reste d’abord jugé sur sa capacité à vendre du matériel cher sans casser la demande. Pour les utilisateurs, cela renforce l’idée que l’écosystème et la fidélité à la marque restent des atouts clés, même dans un contexte de prix élevés.
Le vrai test arrivera avec les résultats : il faudra vérifier si l’iPhone tient bien ce rôle de locomotive et si les services restent assez solides pour compenser le ralentissement de l’App Store. C’est ce duo matériel-services qui continue de structurer la lecture financière d’Apple.
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Source : Goldman Sachs — note aux investisseurs (27 juillet 2026)







