
La Maison-Blanche a publié le 24 juillet un mémorandum présidentiel ajoutant un droit de douane de 10 % sur les biens importés depuis 60 économies, dans le cadre d’actions menées au titre de la section 301 du Trade Act de 1974. Pour Apple, l’enjeu est simple : une partie importante de ses produits et composants est assemblée hors des États-Unis, dans des zones qui peuvent être concernées par cette nouvelle mesure.
D’après le document présidentiel, ces actions suivent des investigations de l’U.S. Trade Representative sur des actes, politiques et pratiques liés à l’absence de mesures jugées suffisantes contre le travail forcé. Le mémorandum souligne aussi que les 60 économies visées représentent 99,4 % des importations américaines, ce qui donne une idée de la portée du dispositif.
Pas d’exception annoncée pour Apple
Le texte ne prévoit pas d’exemption spécifique pour Apple. À ce stade, il n’y a pas non plus de liste détaillant des appareils grand public qui seraient automatiquement exclus. En revanche, le mémorandum ouvre la voie à des dérogations au cas par cas, produit par produit, décidées par l’U.S. Trade Representative.
La Maison-Blanche cite plusieurs critères possibles : le risque de perturbations économiques à grande échelle, l’impossibilité de produire le bien aux États-Unis en quantité suffisante ou à un prix raisonnable, l’absence d’alternative réaliste depuis d’autres sources, ou encore les cas où le droit additionnel ne contribuerait pas de manière substantielle à supprimer les pratiques visées.
Une mesure large, avec un impact encore incertain
Le point clé pour Apple est que le texte reste très général. Il ne précise pas quels produits pourraient obtenir une exemption, ni si des catégories entières de composants électroniques ou d’appareils finis pourraient bénéficier d’un traitement particulier. En pratique, cela laisse planer une incertitude sur l’exposition réelle de l’iPhone, du Mac et des accessoires vendus aux États-Unis.
Le mémorandum indique aussi que cette décision remplace un précédent droit généralisé de 10 % arrivé à échéance après une décision de la Cour suprême le jugeant illégal. Le taux ne change donc pas, mais la base juridique, elle, est différente : Washington rattache désormais la mesure à des enquêtes section 301 ciblant 60 économies.
Ce que ça change
Pour les utilisateurs, rien ne permet encore d’affirmer qu’un iPhone ou un Mac coûtera plus cher aux États-Unis. Le texte confirme une pression tarifaire potentielle sur les importations, pas la façon dont Apple l’absorbera ou la répercutera.
Pour Apple, le vrai sujet sera administratif autant qu’industriel : obtenir d’éventuelles exemptions et démontrer, si nécessaire, que certains produits ou composants ne peuvent pas être remplacés rapidement par une production locale ou alternative. C’est ce point qui déterminera l’impact concret sur ses coûts.
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Source : The White House — Presidential Actions (July 24, 2026 Section 301 memorandum)








