
Apple a profité de la WWDC 2026 pour faire évoluer SwiftUI, son framework d’interface commun à ses plateformes. Pour le Mac, cette mise à jour est scrutée de près : au printemps, Paulo Andrade avait expliqué sur son blog que SwiftUI restait, selon lui, insuffisant pour créer des apps macOS vraiment abouties dans tous les cas d’usage.
Premier effet concret mis en avant par Apple pendant une session technique : les apps SwiftUI adopteront automatiquement plusieurs ajustements visuels de macOS 27 et d’iOS 27. Cela inclut un Liquid Glass revu pour améliorer la lisibilité, une nouvelle apparence des fenêtres iPad quand elles sont inactives, ainsi qu’une barre de menus avec moins d’icônes. Pour les développeurs qui utilisent les technologies natives, ces changements doivent donc arriver sans refonte lourde de l’interface.
Des réglages d’interface plus fins
Apple ajoute aussi de nouveaux outils de personnalisation. Les développeurs peuvent désormais détacher un onglet du reste de la barre inférieure afin de mieux le mettre en valeur. Dans l’exemple montré par Apple, l’icône du panier est isolée à droite de la barre d’onglets.
Autre nouveauté : de nouvelles API permettent de mieux gérer les boutons quand l’espace vient à manquer. Un développeur peut choisir quels contrôles restent visibles en priorité et lesquels basculent dans un menu. La barre de navigation peut également se masquer automatiquement pendant le défilement d’une liste, ce qui libère davantage d’espace pour le contenu.
Apple a aussi revu les listes, un composant central dans beaucoup d’apps. De nouvelles API doivent offrir plus de souplesse dans leur présentation et permettre aux utilisateurs de réorganiser leur contenu. Enfin, le geste de balayage n’est plus réservé aux listes : SwiftUI l’étend désormais à tous les types de vues.

Documents et glisser-déposer : les points sensibles visés
Les API liées aux documents évoluent elles aussi. Apple annonce une création simplifiée de certains types de fichiers, de meilleures performances et une gestion des URL plus robuste. Ce sont des sujets importants sur Mac, où les apps de productivité reposent souvent sur des flux de documents plus complexes que sur iPhone.
Le timing n’est pas anodin. Dans un nouveau billet, Paulo Andrade explique qu’un échange avec un ingénieur d’Apple lui a permis de mieux comprendre certains mécanismes, notamment autour de l’état de sélection des éléments. Il pointait aussi des difficultés sur le glisser-déposer ; or Apple introduit justement dans les OS 27 une nouvelle API censée corriger cette faiblesse.
Andrade précise toutefois que tout n’est pas réglé. Il dit avoir obtenu des explications sur plusieurs points, mais pas toujours de solution, et indique avoir envoyé plusieurs rapports de bug.

Ce que ça change
Pour les utilisateurs, l’effet sera souvent indirect mais réel : si les développeurs adoptent ces nouveautés, les apps devraient mieux suivre les codes de macOS 27 et mieux gérer les contraintes d’espace. Cela peut donner des interfaces plus lisibles et plus cohérentes entre iPhone, iPad et Mac.
Le vrai test reste cependant la maturité sur le terrain. Apple répond ici à plusieurs critiques précises, mais il faudra voir si ces avancées suffisent pour les apps Mac les plus exigeantes, notamment celles qui reposent sur des documents, des listes complexes et du glisser-déposer avancé.
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Source : Paulo Andrade (blog personnel)







