Selon un rapport de Nikkei Asia, Apple fait face à une pénurie de tissu en verre, un élément crucial pour la fabrication de ses puces. Cette situation pourrait persister jusqu’à la seconde moitié de 2027.

Un défi majeur pour l’approvisionnement de 2026

Apple a été l’une des premières entreprises à adopter le tissu en verre dans ses puces d’iPhone, grâce à sa « stabilité dimensionnelle, sa rigidité et sa capacité à faciliter la transmission de données à haute vitesse ». Nikkei Asia souligne que :

Le tissu en verre est un composant essentiel dans les substrats de puces et les circuits imprimés (PCB), qui sont les éléments de base des appareils électroniques. Les types les plus avancés de ce tissu sont fabriqués presque exclusivement par une seule entreprise japonaise : Nitto Boseki, ou Nittobo pour faire court.

La forte demande pour le tissu en verre est exacerbée par l’essor de l’intelligence artificielle, car des entreprises comme Nvidia, Google et Amazon se tournent également vers ce matériau pour leurs propres puces IA. Cela crée une pression sur l’approvisionnement, semblable à celle observée avec la pénurie de puces mémoire qui a récemment fait grimper les prix.

Des efforts pour sécuriser l’approvisionnement

Face à cette crise, Apple, AMD et Nvidia ont envoyé des équipes au Japon dans le but de sécuriser des stocks, mais ces efforts n’ont pas abouti. Comme l’indique une source à Nikkei Asia : Aucune capacité supplémentaire n’est disponible, même si vous exercez des pressions sur Nittobo.

Pour remédier à la situation, Apple aurait également contacté le gouvernement japonais tout en explorant des sources alternatives. Cependant, intégrer de nouveaux fournisseurs reste un défi de taille :

Apple s’efforce également de cultiver des sources alternatives, en envoyant des employés vers un petit fabricant chinois de fibre de verre connu sous le nom de Grace Fabric Technology (GFT) et en demandant à Mitsubishi Gas Chemical d’aider à superviser l’amélioration de la qualité de ce fournisseur chinois, ont déclaré deux sources au fait de la situation.

Des acteurs récents, tels que Taiwan Glass et Taishan Fiberglass en Chine, espèrent tirer profit de l’approvisionnement contraint. Cependant, les barrières technologiques à l’entrée dans ce domaine sont très élevées. Chaque fibre de verre est plus fine qu’un cheveu humain et doit être parfaitement ronde et exempte de bulles.

Enfin, le rapport de Nikkei Asia mentionne également Qualcomm, l’un des plus grands fournisseurs de puces mobiles, qui fait face à des difficultés similaires sans solution à court terme en vue.

Partager un commentaire