
AliveCor n’a pas réussi à relancer son affaire antitrust contre Apple cette semaine, après qu’une cour d’appel fédérale a rendu un nouveau jugement en faveur du géant de la technologie. Cette décision intervient suite à la victoire précédente d’Apple lors d’une affaire de brevet devant la Commission du commerce international au printemps dernier.
Dans un jugement déposé le 8 janvier 2026, la Cour d’appel des États-Unis pour le Neuvième Circuit a confirmé le jugement sommaire en faveur d’Apple, rejetant la réclamation d’AliveCor selon laquelle Apple aurait monopolisé de manière illégale le marché des applications d’analyse de rythme cardiaque sur l’Apple Watch.
En mars 2025, Apple avait déjà battu AliveCor dans un litige devant la Commission, après que les brevets de surveillance de cœur d’AliveCor avaient été invalidés par le Patent Trial and Appeal Board, une décision qui a été maintenue en appel. Ce verdict a également éliminé le risque d’une interdiction d’importation de l’Apple Watch et a mis fin au défi basé sur des brevets formulé par AliveCor contre Apple.
Les ramifications du jugement
Le jugement d’aujourd’hui traite également de la poursuite antitrust parallèle d’AliveCor, qui mettait l’accent sur les modifications d’Apple apportées au watchOS et l’accès aux données de fréquence cardiaque. AliveCor a soutenu qu’Apple avait intentionnellement coupé l’accès des tiers à un ancien algorithme de fréquence cardiaque, sapant ainsi la fonctionnalité SmartRhythm d’AliveCor, tout en introduisant sa propre notification d’arythmie irrégulière sur l’Apple Watch.
Le panel a confirmé, sur des motifs différents, le jugement sommaire du tribunal de district en faveur d’Apple Inc. dans l’action antitrust de la société de technologie médicale AliveCor, qui accuse Apple de monopolisation en violation de la section 2 de la Sherman Act.
SmartRhythm et ses implications
AliveCor a développé la fonctionnalité SmartRhythm pour détecter les épisodes de fibrillation auriculaire en utilisant l’Apple Watch. Cette fonctionnalité dépendait des données de fréquence cardiaque calculées par Apple à l’aide d’un algorithme lorsque la montre était en mode « Entraînement ». Un an après la création de SmartRhythm, Apple a adopté une mise à jour du système d’exploitation de la montre qui utilisait un algorithme différent pour calculer les données de fréquence cardiaque. Apple a partagé les données de ce nouvel algorithme avec les développeurs d’applications tiers tout en cessant de partager les données de l’ancien algorithme, rendant SmartRhythm incapable de détecter avec précision la fibrillation auriculaire. Apple a également ajouté sa propre fonctionnalité logicielle pour détecter les rythmes cardiaques irréguliers.
La Cour a rejeté la théorie d’AliveCor, jugeant que le comportement d’Apple constituait un refus légal de traiter plutôt qu’un comportement anticoncurrentiel. Le tribunal a souligné que les entreprises n’ont généralement pas d’obligation antitrust de continuer à partager une technologie propriétaire avec des concurrents et a constaté qu’AliveCor n’avait pas réussi à rencontrer une exception reconnue à cette règle.
Les juges ont également conclu que les données recherchées par AliveCor n’étaient pas une installation essentielle, notant que la propre fonctionnalité de rythme cardiaque d’Apple repose sur des données différentes qui restent accessibles aux développeurs tiers via des API existantes.








