Apple se retrouve sous le feu des critiques après avoir prétendument ignoré les sanctions américaines, laissant son App Store accessible à des dizaines d’applications provenant d’entreprises sanctionnées. Le projet Tech Transparency Project (TTP) a révélé que, bien que Google ait également été concerné, l’ampleur du problème semble plus importante chez Apple.

Une promesse non tenue

Apple a fréquemment décrit son App Store comme un lieu sûr et digne de confiance pour les utilisateurs. Dans une déclaration faite lors du lancement de la plateforme en 2008, la firme a affirmé : « L’App Store a protégé les utilisateurs en empêchant des transactions frauduleuses d’une valeur de plus de 9 milliards de dollars au cours des cinq dernières années ».

Des applications interdites révélées

Toutefois, l’enquête du TTP a mis en lumière la présence d’applications liées à des entités sanctionnées, telles que des banques russes soutenant l’invasion de l’Ukraine et un groupe paramilitaire chinois associé à des abus des droits de l’homme.

Malgré le fait que toutes les applications mentionnaient clairement un développeur ou une information de contact correspondant à des entités sanctionnées, il semble qu’Apple n’ait pas pris les mesures nécessaires pour les retirer. Le Washington Post rapporte qu’après que le TTP a partagé ses découvertes, Apple a finalement supprimé ces applications.

Conséquences potentielles

Il est illégal pour une entreprise américaine de maintenir une relation commerciale avec une entité sanctionnée. En 2019, Apple avait déjà été pénalisé pour une violation similaire liée à une application d’un trafiquant de drogue slovène. En conséquence, la société avait promis d’améliorer ses outils de contrôle des sanctions, mais l’enquête du TTP remet en question l’efficacité de ces engagements.

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