
À peine quelques jours après qu’Apple a accusé Epic Games de rechercher un avantage déloyal dans une affaire d’antitrust, la société continue d’engager une lutte verbale avec l’UE sur un autre sujet.
Les enjeux du Digital Markets Act
Lors d’une audience judiciaire sur la légalité du Digital Markets Act (DMA), l’avocat d’Apple a déclaré qu’il « impose des charges incroyablement lourdes et intrusives » pour l’entreprise. De son côté, l’UE affirme qu’Apple cherche à exercer un « contrôle absolu » pour enfermer les utilisateurs et réaliser des « profits supernormaux ».
Qu’est-ce que le DMA ?
Ce texte législatif de l’UE a désigné plusieurs grandes entreprises technologiques comme des « gardiens » de marché, soit celles suffisamment puissantes pour bloquer la concurrence. Apple a été désignée en raison de sa part de marché, notamment son monopole sur la vente d’applications pour iPhone. L’entreprise a été contrainte d’autoriser les utilisateurs à acheter et vendre des applications en dehors de son propre App Store, ce qui a conduit à l’émergence de plusieurs magasins d’applications alternatifs pour iPhone.
Le DMA stipule également que si Apple propose de nouvelles fonctionnalités pour iPhone, comme celles qui fonctionnent avec ses propres matériels, tels que les AirPods, elle doit rendre ces caractéristiques accessibles aux fabricants tiers. Apple indique que cela pose des défis importants en matière de confidentialité, justifiant ainsi des retards dans le lancement de certaines nouveautés.
Développements récents
Il y a quelques semaines, des informations indiquaient qu’Apple était proche d’un règlement avec l’UE concernant ses violations du DMA. Cependant, cela ne signifie pas qu’Apple renonce à sa volonté de faire annuler ou modifier substantiellement cette loi.
Dans le cadre de l’affaire en cours au tribunal général de l’UE à Luxembourg, l’avocat d’Apple, Daniel Beard, a déclaré au tribunal que le DMA « impose des fardeaux excessifs et intrusifs » contraires aux droits d’Apple sur le marché de l’UE. Selon lui, ces obligations ignorent la protection des droits de propriété ainsi que les questions de confidentialité et de sécurité, qui sont primordiales pour les citoyens de l’UE.
En réponse, l’avocat de la Commission européenne, Paul-John Loewenthal, a rétorqué que le « contrôle absolu » d’Apple sur l’iPhone lui a permis de générer des « profits supernormaux ». « Seul Apple a les clés de ce jardin clos », a-t-il affirmé, ajoutant qu’Apple décide qui peut accéder à ses utilisateurs et qui peut proposer des produits et services aux utilisateurs d’iPhone, ce qui a abouti à une situation où plus d’un tiers des utilisateurs de smartphones en Europe sont piégés.
Il est certain que les échanges entre Apple et l’UE continueront de susciter des débats animés.



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