SoftBanks envisage de vendre sa société Arm Holdings, basée au Royaume-Uni, laquelle octroie une licence de la technologie ARM à Apple. Celle derrière les processeurs de la série A utilisés sur les iPhone et iPad, et les prochaines puces Apple Silicon pour Mac.

Arm Holdings

Comme le rapporte le Wall Street Journal, SoftBanks pourrait entamer au cours des prochaines semaines une vente publique d’Arm Holdings acquise en 2016 pour 32 milliards de dollars. La holding japonaise souhaite en effet “lever des fonds pour réorganiser ses activités”.

SoftBank prévoit de vendre divers actifs en sa possession pour atteindre un total de 41 milliards de dollars afin de soutenir certaines entreprises en difficulté et de racheter leurs actions, qui sont actuellement négociées pour une baisse significative par rapport à leur valeur liquidative.

Déjà dans le passé, la holding avait indiqué la possibilité de revendre Arm Holdings sur les marchés publics, mais maintenant la situation est devenue plus urgente. SoftBank doit collecter des liquidités dès que possible notamment pour éviter la montée d’Elliott Management Corp., qui fait tout pour agiter et changer la structure de l’entreprise.

Entre autres choses, l’acquisition d’ARM a d’abord été accueillie avec enthousiasme et comme un « changement de paradigme » par le fondateur de SoftBank Masayoshi Son. Seulement, depuis quelques mois, le ton a changé au fur et à mesure que les bénéfices se sont aplatis. Initialement, Softbank voulait utiliser Arm Holdings pour exploiter tout le potentiel du marché de l’Internet des objets, mais les résultats n’étaient pas satisfaisants.

Apple a acheté la licence pour utiliser les technologies ARM en 2006, puis l’a intégrée aux processeurs de la série A utilisés sur iPhone et iPad, ainsi que sur le HomePod et l’Apple TV. Apple a ensuite annoncé l’utilisation de cette technologie pour les futurs Mac, comme l’a confirmé la société lors de la dernière WWDC.

Pour cette raison, si SoftBank décide de mettre en vente Arm Holdings, Apple pourrait être au premier rang pour l’acquisition. L’investissement varierait entre 35 et 40 milliards de dollars.

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