Alors que la firme californienne est réputée pour son indépendance, Apple a récemment fait part dans son rapport sur la transparence qu’elle avait procédé au retrait de 500 Apps sur requête de la Chine. Les relations entre la firme de Cupertino et le gouvernement de Beijing sont complexes et ont connu de nombreux rebondissements ces dernières années. 

Apple App Store

Dans son rapport du 1er juillet au 31 décembre 2018, Apple a montré toutes les demandes qu’elle a reçu des différents services judiciaires et gouvernementaux de la planète. Parmi celles-ci, on retrouve les demandes d’assistance liées aux enquêtes de vol de téléphones ou de fraudes à l’assurance, et de fraudes à la carte de crédit. Mais on y trouve aussi les demandes de retraits d’Apps qui violeraient les lois locales.

Avec 626 demandes et 517 accordées par Apple, la Chine est en tête du classement. Un chiffre particulièrement élevé lorsqu’on sait qu’il représente plus de 80 % des demandes mondiales. Déjà en août 2018, Apple avait retiré 25 000 applications de jeux du store chinois car elles portaient la mention « jeu d’argent » ce qui est interdit dans l’empire chinois. Les casinos en ligne tels que betFIRST casino ainsi que les sites possédant du contenu à caractère pornographique ne peuvent pas demander de permission d’accès sur l’internet chinois. Mais en répondant positivement aux demandes de Beijing, Apple semble faire ainsi entrave à la liberté de commerce et d’expression de ces entreprises. 

Les relations entre Apple et la Chine sont particulières. A la fin de l’année dernière, Apple a supprimé plus de 700 applications de l’App Store chinois. Celles-ci ont été supprimées pour contourner l’exigence d’Apple selon laquelle les applications doivent être mises à jour via l’App Store. L’année d’avant, la firme de Cupertino avait dû retirer toutes les applications de VPN afin de satisfaire les réglementations gouvernementales chinoises. Cette dernière action avait été vivement critiquée par les sociétés de VPN. Elles affirmaient que Apple faisait le jeu des cyber-régulateurs de Beijing au détriment de la liberté d’expression. Il faut rappeler ici que la Chine possède une sorte de Firewall géant destiné à empêcher les résidents du pays à accéder à des sites étrangers.

En 2017, c’est l’application du New York Time qui s’était vu retirée du Store chinois. Cette suppression a été vu comme une forme de censure d’un journal américain par Beijing. La Chine joue un rôle majeur dans la fabrication de l’iPhone. De plus, le NYT avait rapporté que le gouvernement chinois avait offert des subventions assez importantes au principal partenaire manufacturier d’Apple, Foxconn. Est-ce que pour protéger ses intérêts, la firme de Steve Jobs serait prête à sacrifier la liberté d’expression d’un pays opprimé par la censure ?

Apple se veut rassurante en précisant que les retraits des applications sur demande de la Chine ne sont en aucun cas des mesures de censure ou de privation de la liberté d’expression.

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