Le nouveau procès entre Apple et Qualcomm a officiellement commencé à San Diego, aux États-Unis, concernant la prétendue violation de certains brevets par la société Cupertino.

Selon CNET, l’avocat en chef de Qualcomm, David Nelson, a déclaré que le fabricant de puces avait implémenté de nombreuses technologies que l’on retrouve aujourd’hui dans la plupart des smartphones : « Même si Qualcomm ne fabrique pas de smartphone, il ne propose pas de produit qui peuvent être achetés par les utilisateurs, il développe cependant beaucoup de technologies dans les smartphones ». C’était sa déclaration liminaire du nouveau procès contre Apple.

L’avocat s’est ensuite tourné vers le jury pour aller droit au but : « Nous avons un différend en cours et nous ne pouvons pas le résoudre. Au cours de ce processus, nous démontrerons qu’Apple a violé nos brevets en matière de gestion de l’alimentation, de connexions et de fonctionnalité de la batterie sur certains modèles d’iPhone. »

Les avocats d’Apple ont alors décidé d’ouvrir le procès en contre-attaquant, et affirmant que l’un des brevets de Qualcomm reposait en réalité sur une idée présentée à la société par un ingénieur Apple.

Le brevet en question concerne une méthode permettant d’activer une méthode de démarrage sans mémoire flash, afin de permettre à l’appareil de se connecter immédiatement à Internet une fois qu’il est allumé et de gagner de la place à l’intérieur de l’appareil. Comme pour l’iPhone, cette technologie permet à Apple d’éviter l’installation de mémoire non volatile pour le processeur série A de l’iPhone et un processeur de modem sans fil. Cette disposition est non seulement plus efficace en termes de performances système, mais également d’espace physique et de coûts de construction.

Selon Apple, cette idée a été présentée par un ancien ingénieur Apple, Arjuna Siva, à des ingénieurs de Qualcomm dans un e-mail déposé comme preuve au tribunal : « Leur comportement était scandaleux et plus encore parce qu’ils nous ont amenés devant un tribunal. Ils ont pris l’idée de l’un de nos ingénieurs et se sont rendus au bureau des brevets. »

En particulier, le procès implique trois brevets qui, selon Qualcomm, auraient été violés par Apple. Le premier brevet permet à un smartphone de se connecter rapidement à Internet une fois l’appareil allumé; un autre brevet concerne le traitement graphique et la gestion de la batterie ; le troisième et dernier brevet permet aux applications téléphoniques de télécharger des données plus facilement et plus rapidement en acheminant le trafic entre le processeur et la puce du modem.

Ce procès qui devrait durer huit jours, préparera en grande partie le terrain pour la procédure antitrust du mois prochain, où Apple a accusé Qualcomm d’avoir une position de monopole et de doubler ses redevances.

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