Dans le cadre du procès qui oppose Epic Games à Apple, le PDG d’Epic, Tim Sweeney, a récemment tenté de transformer une victoire judiciaire limitée en une campagne de relations publiques. Vendredi dernier, Epic a réussi à obtenir une nouvelle occasion d’exposer ses arguments au tribunal.

Un procès spectaculaire

Le procès Epic Games contre Apple repose en grande partie sur un scénario bien orchestré. Epic était parfaitement conscient des conséquences de la mise à jour de Fortnite avec un système parallèle d’achats in-app activé côté serveur ; cela a été fait malgré le risque d’être expulsé des App Stores de Apple et Google.

Même les documents judiciaires révèlent qu’Epic avait préparé l’ensemble de sa stratégie et sa campagne Free Fortnite à l’avance, sous le nom de code Project Liberty.

Des réclamations controversées

Peu après la décision initiale du tribunal, Sweeney a accusé Apple de mensonge quant à sa volonté de réintégrer Fortnite, affirmant qu’Epic était disposé à se conformer, mais qu’Apple avait refusé. Il a qualifié cette situation d’« abus de pouvoir monopolistique » face à un milliard d’utilisateurs.

Apple a menti. Apple a passé un an à dire au monde, au tribunal et à la presse qu’ils accueilleraient le retour d’Epic sur l’App Store si nous acceptions de suivre les mêmes règles que tout le monde. Epic a accepté, et maintenant Apple a fait marche arrière dans un nouvel abus de son pouvoir monopolistique.

– Tim Sweeney (@TimSweeneyEpic)

Un nouveau procès en vue

C’est tout récemment que le juge Yvonne Gonzalez Rogers a formellement accordé à Epic une nouvelle audience. Dans un ordre de montrer cause, elle a signalé son impatience face à la situation et a rappelé à Apple qu’il n’avait pas reçu de suspension de la part du neuvième circuit après sa décision du 30 avril. Elle a également souligné que l’entreprise était « pleinement capable de résoudre ce problème sans avoir besoin de plus de discussions ou d’audiences ».

En résumé, le tribunal a ordonné que l’agent d’Apple « responsable de garantir la conformité » apparaisse en personne si les deux entreprises ne parviennent pas à régler la question avant l’audience.

Comme toujours, Epic exploite cette petite avancée procédurale pour créer un récit plus large sur l’abus de plateforme et la liberté des utilisateurs. Reste à voir si cette stratégie saura convaincre le juge.

Partager un commentaire