
La société israélienne NSO, connue pour son logiciel espion Pegasus, a subi un revers majeur devant un tribunal américain. Un juge a statué que NSO devait remettre son code à Meta.
Dans une décision récente, NSO a été condamné à verser plus de 167 millions de dollars à Meta suite à une attaque. C’est un nouveau coup dur pour l’entreprise, qui est désormais sur liste noire aux États-Unis, a été poursuivie par Apple et fait face à de graves difficultés financières.
Un logiciel espion redoutable
NSO est surtout connue pour son logiciel espion Pegasus, qui peut être utilisé pour pirater à distance un iPhone. Reçu simplement par iMessage, sans même être ouvert, un message peut compromettre un iPhone, exposant presque toutes les données personnelles de son utilisateur.
Le gouvernement américain a interdit l’importation et l’utilisation de Pegasus, privant NSO de sa clientèle la plus lucrative : les agences de sécurité américaines. Apple a intensifié la pression en poursuivant l’entreprise et en alertant les utilisateurs d’iPhones infectés. Cette situation a entraîné d’énormes pressions financières sur NSO, mettant même son avenir en danger.
La décision judiciaire
En plus des attaques sur les iPhones, Pegasus exploite également des vulnérabilités dans des applications spécifiques, dont WhatsApp. Meta a découvert en 2019 que le logiciel espion avait été utilisé contre environ 1 400 utilisateurs de WhatsApp, entraînant une poursuite contre NSO.
Au cours de cette affaire, Meta a exigé que NSO remette le code de Pegasus et révèle son fonctionnement complet. Bien que NSO ait refusé, le juge Phyllis Hamilton a décidé en faveur de Meta, ordonnant à la société de produire « tous les logiciels espions pertinents » pour une période de un an autour des deux semaines où les utilisateurs de WhatsApp ont été attaqués, allant du 29 avril 2018 au 10 mai 2020.
La poursuite se poursuivra une fois que NSO aura rempli cette obligation.
Le gouvernement américain continue de resserrer l’étau autour des activités de NSO. Ce mois-ci, les individus étrangers impliqués dans l’utilisation abusive de logiciels espions pourraient faire face à des restrictions sur leur visa, pouvant les interdire de voyager aux États-Unis.








