
Vendredi, une audience secrète sur le chiffrement d’iCloud a débuté, tandis que des voix s’élèvent au Royaume-Uni et aux États-Unis pour rendre ces procédures publiques.
Le gouvernement britannique exige qu’Apple crée des portes dérobées non seulement pour les données personnelles des citoyens britanniques, mais aussi pour l’ensemble des utilisateurs d’iCloud à travers le monde.
Pression mondiale sur la protection des données avancée
Par défaut, certaines données d’iCloud utilisent un chiffrement faible où Apple détient une copie de la clé et peut être contraint de partager des données avec les gouvernements sur ordre d’un tribunal. D’autres utilisent un chiffrement fort, accessible uniquement aux utilisateurs et leurs appareils.
Apple propose la Protection des données avancée (PDA), permettant le chiffrement de bout en bout pour les données iCloud. Avec la PDA activée, Apple ne peut accéder aux données, ni répondre aux demandes du gouvernement.
Devant la requête britannique, Apple a choisi de retirer cette fonctionnalité pour les utilisateurs britanniques pendant qu’elle fait appel de la décision.
Une audience secrète autour d’un ordre secret
La législation utilisée par le gouvernement britannique rend les ordonnances émises secrètes, tout comme les appels. Comme noté précédemment, Apple a utilisé une méthode astucieuse pour rendre la situation publique en annonçant le retrait de la PDA au Royaume-Uni sans expliquer les raisons de ce choix.
Des journalistes britanniques se sont rendus à la Royal Courts of Justice vendredi, mais l’accès à la salle d’audience leur a été refusé.
Opposition au Royaume-Uni et aux États-Unis
Selon Engadget, plusieurs plaintes ont été déposées des deux côtés de l’Atlantique. Des groupes comme Big Brother Watch et Open Rights Group en appellent à la transparence.
Aux États-Unis, plusieurs membres du Congrès demandent également que l’audience soit publique, soulignant que maintenir le secret est inutile étant donné que l’ordre a été largement rapporté.








