Le projet de voiture d’Apple n’a jamais abouti, mais il pourrait continuer à influencer des produits bien réels. D’après les informations qui circulent autour du dossier, les puces M7 et M8 seraient développées avec une priorité plus nette pour l’intelligence artificielle que pour les gains classiques en vitesse générale ou en efficacité énergétique.

Cette piste s’inscrit dans une logique déjà évoquée publiquement par Tim Cook. En 2017, le patron d’Apple expliquait que l’entreprise se concentrait sur les « systèmes autonomes » et décrivait la voiture autonome comme « la mère de tous les projets d’IA ». Il soulignait aussi qu’il s’agissait probablement de l’un des chantiers d’intelligence artificielle les plus complexes à mener.

Un projet abandonné, mais pas forcément perdu

Apple a mis fin à son programme automobile en 2024, après environ dix ans de développement et 10 milliards de dollars d’investissement. Même sans voiture commercialisée, les travaux menés autour de l’autonomie auraient pu rester exploitables dans d’autres domaines.

Les briques nécessaires à un système autonome — perception, prise de décision et traitement de grandes quantités de données — recoupent en effet plusieurs besoins actuels de l’IA. C’est ce qui rend crédible une réutilisation partielle de cette recherche pour des puces destinées non plus à une voiture, mais à des Mac et à l’infrastructure d’Apple Intelligence.

M7 et M8 viseraient davantage les charges IA

Le point à retenir n’est pas l’existence de nouvelles puces Apple Silicon, mais le changement de priorité supposé. Les M7 et M8 ne chercheraient pas seulement à améliorer les performances CPU et GPU dans les usages habituels : Apple miserait plus clairement sur leur capacité à gérer des tâches liées à l’IA, aussi bien en local que côté serveurs.

Le premier Mac évoqué dans ce cadre serait un MacBook Pro 16 pouces avec puce M7 Pro. En revanche, aucun calendrier précis ni aucune donnée technique n’ont été avancés à ce stade. Il n’y a donc pour l’instant ni architecture détaillée, ni nombre de cœurs, ni estimation de gains à attendre.

Ce que ça change

Si cette orientation se confirme, Apple alignerait plus directement ses futures puces Mac sur les besoins d’Apple Intelligence. Pour l’utilisateur, cela pourrait à terme améliorer l’exécution des fonctions IA, que ce soit sur l’appareil ou via les services associés.

Le point de vigilance sera l’équilibre entre accélération IA, puissance brute et autonomie. Toute la question sera de voir si Apple parvient à renforcer l’IA sans sacrifier ce qui fait aujourd’hui l’intérêt des puces M pour les usages classiques.

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Source : Tim Cook (interview sur les ambitions de voiture autonome d’Apple)

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